La promotion et la protection des droits de l’enfant au Cameroun étaient au cœur d’un échange, hier 4 mai 2026, entre la représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) au Cameroun, Nadine PERRAULT, et le ministre d’État, ministre de la Justice, garde des Sceaux, Laurent ESSO.
Accompagnée de quatre experts de l’organisation, Nadine PERRAULT est venue au ministère de la Justice pour présenter au garde des Sceaux, les Centres des droits de l’enfant. En effet, depuis quelques années, l’Unicef, en collaboration avec neuf institutions universitaires camerounaises, a mis en place 09 centres des droits de l’enfant au sein desdites universités. Aujourd’hui, ces structures logées dans 9 régions sur 10 ont pour missions : la promotion les droits de l’enfant, le renforcement des capacités des universités en matière de recherches orientées vers les politiques publiques, la formation des enseignants et du personnel administratif avec une approche fondée sur les droits de l’enfant. L’objectif est d’intégrer ces droits dans les curricula universitaires et de sensibiliser les futures générations de professionnels, de parents et de décideurs à cette cause majeure.
Nadine PERRAULT a par ailleurs rappelé qu’en 2025, l’Unicef, en collaboration avec le ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, avait organisé la première Conférence internationale sur le rôle des académies dans la promotion et la protection des droits de l’enfant. Cet événement inédit avait réuni entre autres des experts venus d’universités du Mali, du Burkina Faso, de la RDC, de la Côte d’Ivoire et de l’Algérie. Il avait débouché sur la création du Réseau académique africain pour les droits de l’enfant, dont l’objectif est de favoriser la coopération interuniversitaire et le partage d’expériences.
Saluant la mise en place de ces centres, dont le Cameroun est pionnier en la matière, le garde des Sceaux a toutefois relevé un enjeu majeur : l’adaptation de l’enseignement des droits de l’enfant et du droit en général au contexte africain. Il s’est également interrogé sur le niveau de connaissance, par les enfants eux-mêmes, de leurs droits et des obligations qui y sont associées, ainsi que sur les moyens de renforcer le lien entre enfants et parents. Les échanges ont ainsi porté sur la recherche, l’enseignement, le plaidoyer et les politiques publiques, avec un accent particulier sur la prise en compte de l’héritage culturel africain. A l’issue de cette rencontre, les deux parties ont convenu de faire progresser la promotion des droits de l’enfant selon le contexte africain.